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Rapport du directeur régional de l’OMS pour l’Europe à la 76e session du Comité régional de l’OMS pour l’Europe

Allocution d’ouverture du docteur Corinne Capuano, responsable du Bureau régional, Bureau régional de l’OMS pour l’Europe

29 octobre 2026
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Madame la Présidente, Madame la Présidente exécutive et Présidente du Comité permanent, Madame la Vice-présidente exécutive, Monsieur le Rapporteur, je remercie l’Islande, la Croatie et le Tadjikistan, ainsi que tous les membres du Trente-troisième CPCR, pour les précieux conseils que vous avez prodigués dans le cadre de la préparation de cette 76e session du Comité régional de l’OMS pour l’Europe.

Monsieur le Directeur général, docteur Tedros, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs les candidats au poste de directeur général de l’OMS, Mesdames et Messieurs, je vous remercie tous de votre présence et de votre soutien à la Région européenne de l’OMS.

Je poursuivrai en français, conformément à l’engagement de l’OMS en faveur du multilinguisme. 

C’est un grand plaisir de m’adresser à vous en qualité de responsable du Bureau régional de l’OMS pour l’Europe.

Il y a un an, dans cette salle, les 53 États membres de notre Région se sont unis derrière le Deuxième Programme de travail européen avec une ambition claire : placer la santé et le bien-être au cœur des politiques publiques, comme moteurs de la croissance économique, du progrès social et de la durabilité.

Ce matin, avec mes collègues, je reviendrai sur les principales réalisations de l’année écoulée. Ces avancées ont été accomplies principalement sous la direction du docteur Hans Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe, actuellement en congé spécial. La forte dynamique d’équipe et le sens partagé de l’objectif qu’il a cultivé continuent de guider notre travail. Nous avançons avec un engagement commun à tenir notre promesse.

Je présenterai quatre axes fondamentaux qui ont structuré notre travail : la transformation de nos méthodes de travail, le renforcement de la confiance, l’excellence technique et les partenariats. 

L’année écoulée a marqué une transition majeure pour le Bureau régional. Nous transformons nos méthodes de travail, concentrons nos efforts sur les priorités à fort impact du 2e PTE et la mise en œuvre du Quatorzième Programme général de travail de l’OMS. Nous réaffirmons notre rôle d’autorité de confiance, fondée sur des données probantes et politiquement neutre, pour la santé internationale.

Comme l’a souligné le directeur général, ces changements ont profondément touché notre personnel. Je remercie sincèrement tous nos collègues – ceux qui ont quitté l’OMS à la suite de la restructuration, comme ceux qui poursuivent leur engagement. 

Notre nouveau modèle opérationnel renforce les liens entre notre expertise régionale et les priorités nationales, grâce à trois divisions techniques appuyées par deux divisions de soutien et le Bureau du directeur régional. Nos bureaux de pays restent essentiels pour accompagner les États membres et améliorer la vie des populations.

« Confiance, excellence technique et collaboration »

Excellences,

Dans un monde marqué par l’incertitude et des divisions croissantes, la sécurité, la solidarité, la durabilité et la confiance comptent plus que jamais.

C’est pourquoi nous avons lancé une initiative à l’échelle du Bureau pour renforcer les données probantes, développer des outils pratiques et aider les pays à consolider la confiance dans leurs systèmes et autorités de santé. En Roumanie, nous avons, par exemple, formé des responsables de la promotion de la santé aux niveaux local et régional.

La confiance était également au cœur du premier événement organisé en amont de cette session du Comité régional, consacré à la « Confiance dans la science, les systèmes de santé et les autorités sanitaires ».

La confiance repose aussi sur l’excellence technique, la boussole du 2e PTE. En juillet, nous avons franchi une étape importante avec la première réunion du Conseil consultatif scientifique de l’OMS/Europe.

J’invite la professeure Anna Odone, présidente du conseil, à présenter son mandat et les résultats de sa première réunion.

Intervention de la professeure Anna Odone, présidente du Conseil scientifique consultatif de l’OMS/Europe

Chers collègues et partenaires, je vous remercie de me donner l’occasion de m’adresser à vous aujourd’hui en ma qualité de présidente du Conseil consultatif scientifique de l’OMS/Europe, récemment créé. Il s’agit d’un groupe indépendant composé de 12 experts scientifiques issus de la Région et d’ailleurs, que j’ai l’honneur de présider et qui mène des travaux interdisciplinaires à la croisée de la science, des politiques et de la mise en œuvre.

Notre programme de travail, toujours en cours d’élaboration, porte notamment sur l’utilisation responsable de la technologie et de l’IA, la diffusion d’éléments probants et l’appui à la prise de décision en situation d’incertitude, le perfectionnement des outils d’analyse factuelle et – point important – le renforcement de l’impact du monde réel sur les politiques et les pratiques. En définitive, notre ambition est d’aider l’OMS/Europe à présenter des bases factuelles auxquelles les États membres se fient, des bases factuelles qu’ils utilisent et qu’ils transforment en actes.

Lorsque ces bases factuelles sont incomplètes, qu’elles évoluent au fil du temps ou sont contestées, l’OMS/Europe doit rester le pôle régional du savoir en matière de santé publique. Au nom du Conseil scientifique consultatif, j’espère sincèrement que nous pouvons compter sur votre soutien. Merci.

« Confiance, excellence technique et collaboration » (suite), Dr Corinne Capuano

Je remercie les membres du conseil pour leur engagement et leur soutien dans notre travail.

Dans un contexte de transformation de l’architecture mondiale de la santé et de réforme de l’initiative ONU80, nous gagnons en efficacité et en cohérence, en conjuguant nos expertises plutôt qu’en multipliant les activités en parallèle. 

Au Tadjikistan, par exemple, nous travaillons avec la FAO, l’UNICEF et le PAM pour promouvoir des systèmes alimentaires plus sains.

L’excellence technique repose également sur des partenariats scientifiques solides. 

Nous avons renforcé notre collaboration avec nos 322 centres collaborateurs et je félicite les 53 nouveaux centres désignés au cours de l’année écoulée. Nous reviendrons sur les contributions de ce réseau lors de la séance d’information de demain soir.

Je donne la parole à Ihor Perehinets, pour présenter nos réalisations de l’année écoulée dans le domaine de la sécurité sanitaire.

« Optimiser la sécurité sanitaire », Dr Ihor Perehinets, directeur, Sécurité sanitaire et situations d’urgence régionales

Merci, Corinne.

Que faut-il faire pour préserver la santé de notre Région contre les menaces auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui ou auxquelles nous pourrions être confrontés demain ?

Cela nécessite des investissements durables et une action coordonnée autour de quatre piliers interdépendants : la prévention ; la préparation ; la détection et l’évaluation ; et l’intervention et le relèvement.

Certains événements récents montrent pourquoi ces piliers sont essentiels. 

Qu’il s’agisse de l’épidémie d’hantavirus sur un bateau de croisière, en mai, ou de l’apparition de cas de dengue et de virus du Nil occidental, cet été, en passant par un cas de pneumonie à l’étiologie inconnue ou la première infection humaine avérée par le virus Shamonda, tous ces événements soulignent l’importance du Règlement sanitaire international, ainsi que d’un échange d’informations rapide, dans la transparence, et d’une action internationale coordonnée pour prévenir les pandémies.

Permettez-moi de citer quelques exemples de nos efforts collectifs pour renforcer la sécurité sanitaire dans toute la Région.

Premièrement, la prévention.

La vaccination systématique et une surveillance fiable des maladies constituent des investissements essentiels pour la sécurité sanitaire. L’OMS/Europe a permis d’atteindre un taux de couverture vaccinale de 91 % pour le DTC3 (diphtérie, tétanos et coqueluche). En 2025, le nombre de cas de rougeole a diminué de 75 % par rapport à 2024, et la vaccination contre le PVH a été mise en place dans 92 % des pays. 

Félicitations à l’Albanie et à l’Arménie pour avoir atteint les objectifs de la lutte contre l’hépatite B, ainsi qu’au Danemark pour avoir obtenu la certification relative à l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH et de la syphilis. Le centre collaborateur de l’OMS pour la grippe, rattaché à l’Institut Francis Crick, au Royaume-Uni, joue un rôle central dans la sélection des vaccins et la surveillance de la grippe à l’échelle mondiale.

Mais d’importantes lacunes subsistent : 1 cas de tuberculose sur 5 n’est pas diagnostiqué ou pas déclaré, la tuberculose pharmacorésistante constitue toujours un problème, 1 diagnostic de VIH sur 2 est posé trop tard, et la mortalité liée au VIH est en hausse. 

Par ailleurs, la résistance aux antimicrobiens reste l’une des plus grandes menaces pour la santé dans le monde. Nous avons maintenu notre soutien à l’élaboration de l’indice de responsabilisation en matière de RAM, à la gestion des antimicrobiens et à la lutte anti-infectieuse. Nous sommes particulièrement reconnaissants à l’institut néerlandais RIVM pour son soutien au réseau CAESAR, qui constitue l’un des volets essentiels de notre action dans la Région. 

Deuxièmement, notre action porte sur la préparation aux situations d’urgence.

L’Albanie et la République de Moldova sont arrivées au terme de leur deuxième évaluation externe conjointe dans le cadre du RSI. L’Allemagne a bouclé une évaluation « deux en un » combinant l’évaluation externe conjointe et l’évaluation de la préparation aux urgences de santé publique de l’UE. Pour la première fois, 100 % des États parties de la Région ont soumis leurs rapports annuels dans le cadre du RSI. Je vous en suis reconnaissant, cela témoigne de votre engagement en faveur de la sécurité sanitaire. 

La Croatie, l’Irlande, l’Ouzbékistan et l’Ukraine ont également investi dans des évaluations nationales des risques stratégiques, tandis que l’Albanie, le Tadjikistan et l’Ukraine investissent actuellement dans des plans d’action nationaux pour la sécurité sanitaire ; et le Luxembourg a mené un Examen universel de l’état de santé et de préparation, apportant ainsi une contribution à sa stratégie nationale de résilience.

À Istanbul, des ministres et des experts de 30 pays situés dans quatre Régions de l’OMS se sont accordés sur des mesures concrètes visant à protéger les services de santé avant, pendant et après les tremblements de terre. Je tiens à remercier la Türkiye d’avoir accueilli cette conférence et d’avoir participé à son organisation.

L’OMS fait également progresser la stratégie « Une seule santé » par le biais d’évaluations conjointes des risques liés aux maladies d’origine alimentaire et aux zoonoses en Arménie et en Azerbaïdjan, ainsi que d’une planification multisectorielle des effectifs dans les Balkans occidentaux. Nous tenons à remercier l’University College Dublin pour son aide dans la mise en place du réseau « Une seule santé » et pour la prochaine réunion que nous organiserons à Bruxelles en tant qu’organisation coprésidente de la Collaboration quadripartite pour « Une seule santé ».

La préparation en matière de santé face au changement climatique est tout aussi essentielle. Chypre et l’Irlande sont arrivés au terme de leurs premières évaluations stratégiques nationales des risques, ce qui leur a permis de définir les priorités en matière de préparation et d’investissement pour la réduction des risques de catastrophe.

Troisièmement, nous travaillons dans le domaine de l’alerte précoce, de la détection et de l’évaluation.

Les situations d’urgence commencent souvent par un signal : un rapport de cas, un fait d’actualité ou l’appel d’un bureau de pays. De janvier à octobre 2026, l’OMS/Europe a analysé 48 000 informations, dont 35 ont nécessité de déclencher une intervention. 

Grâce à EIOS 2, l’OMS développe la veille épidémiologique fondée sur les sources ouvertes, et 13 pays ou territoires supplémentaires ont rejoint les communautés EIOS européennes. 

En Bulgarie, de nouveaux laboratoires de PCR permettent de mieux détecter les maladies infectieuses. Et les systèmes de gestion des informations sur les urgences sont désormais utilisés dans quelque 80 % des pays cibles. 

Des partenariats entre points focaux nationaux pour le RSI, entre l’Allemagne et la Pologne, entre l’Estonie et la Finlande, ainsi qu’entre la Grèce et Malte, permettent d’améliorer encore l’échange d’informations à l’échelle transfrontalière et les interventions coordonnées pour la gestion des situations d’urgence. 

Quatrièmement, une intervention coordonnée est nécessaire pour être bien préparé sur le plan opérationnel et pouvoir agir face à des situations d’urgence.

Notre Région compte désormais 38 équipes médicales d’urgence classifiées, qui présentent une capacité de déploiement que les pays peuvent mobiliser et mettre à profit dans le cadre de la gestion des situations d’urgence. Parmi les étapes importantes franchies récemment, on peut citer la certification d’équipes en Belgique, au Danemark, en Tchéquie et en Ukraine.

La foire aux outils de préparation opérationnelle a réuni des responsables de la santé de huit pays nordiques et baltes, ce qui a débouché sur une initiative visant à renforcer la coordination transfrontalière dans le secteur de la santé, également en cas d’urgence.

La Pologne et l’Ukraine renforcent leurs plans d’urgence hospitaliers, et nous apportons également notre soutien à la Macédoine du Nord, à l’Ouzbékistan et à la Roumanie pour la planification des interventions en situation de crise impliquant un grand nombre de victimes, pour les évacuations et pour la planification des capacités d’appoint.

Mais dans notre Région, l’Ukraine reste le théâtre de l’action d’urgence la plus complexe et de la plus grande envergure.

La guerre fait peser des contraintes inouïes sur le quotidien. Par ailleurs, depuis 2022, 3 386 attaques contre le secteur de la santé ont entraîné la destruction d’infrastructures sanitaires, y compris des entrepôts de l’OMS, et limité l’accès aux produits de santé essentiels, tout en contraignant certaines communautés à quitter leur foyer.

En 2025, près de 13 millions d’Ukrainiens ont eu besoin d’une aide humanitaire, dont 9,2 millions pour une prise en charge médicale, assurée directement par notre bureau de pays en Ukraine. 

Depuis septembre 2025, l’OMS a acheminé plus de 21 millions d’USD de médicaments, d’équipements et de fournitures médicales. Parallèlement, elle a formé plus de 2 000 professionnels de santé aux soins d’urgence et à la sécurité sanitaire. 

Plus de 5 millions d’Ukrainiens ont quitté leur pays. Ils bénéficient de l’aide de nombreux pays européens, dans lesquels l’OMS a apporté un soutien technique aux autorités sanitaires afin de répondre aux besoins des réfugiés sur le plan de la santé.

En outre, depuis 2022, plus de 7 000 patients ont été évacués vers 22 États membres pour un traitement médical spécialisé, avec le soutien de l’UE. 

Merci aux nombreux États membres de la Région européenne de l’OMS pour leur contribution à l’appel humanitaire actuel de l’OMS, dont les besoins sont désormais couverts à 100 % pour cette année.

La situation vécue en Ukraine nous enseigne comment maintenir les services de santé essentiels malgré de très lourdes contraintes, coordonner l’aide transfrontalière et renforcer la sécurité sanitaire afin de faire face aux situations d’urgence et de s’en relever, mais la résilience ne saurait se substituer à la paix. 

Seule la paix peut garantir la santé. 

Merci, et je cède maintenant la parole à Kremlin.

« Promouvoir les actions en faveur de la santé face au changement climatique », Dr Kremlin Wickramasinghe, directeur, Prévention et promotion de la santé

Merci, Ihor.

Mesdames et Messieurs les ministres, chers délégués,

La division Prévention et promotion de la santé est responsable de deux priorités du 2e PTE : promouvoir les actions en faveur de la santé face au changement climatique, et lutter contre les MNT et agir sur les déterminants de la santé.

Ces deux priorités sont importantes pour presque tout le monde : les MNT sont à l’origine de 9 décès sur 10 dans notre Région, et nous sommes tous confrontés aux effets du changement climatique. 

C’est pourquoi l’OMS/Europe a mis en place la Commission paneuropéenne sur le climat et la santé, qui a lancé avec succès son « Appel à l’action » en amont de l’Assemblée mondiale de la santé, qui se tiendra en mai. Le président de la commission vous en dira plus à ce sujet dans le courant de la journée. 

Nos actions visent à prévenir les effets néfastes du changement climatique sur la santé et à aider les pays qui se préparent à des risques croissants pour la santé. Nos recommandations actualisées sur les plans d’action sanitaire contre la chaleur, élaborées par le bureau de Bonn avec le soutien de la Commission européenne et de l’Allemagne, proposent des mesures concrètes à l’intention des gouvernements afin de protéger les populations les plus vulnérables aux vagues de chaleur extrême.

Félicitations à l’Italie et au Kazakhstan, qui ont adhéré au Protocole sur l’eau et la santé, renforçant ainsi leur engagement en faveur de l’eau potable, de l’assainissement et de la résilience face au changement climatique. Et au Monténégro, nous soutenons une stratégie préventive en matière de sécurité de l’eau potable.

Lutter contre les MNT et créer les conditions favorables à la santé

En ce qui concerne les maladies non transmissibles, notre rôle consiste à accompagner l’ensemble du processus, depuis la collecte des données jusqu’à l’impact : premièrement, collecter des données pour comprendre la situation ; deuxièmement, élaborer des politiques ; troisièmement, mettre en œuvre ces dernières ; et quatrièmement, assurer le suivi et l’évaluation de leur impact. 

Collecter des données pour comprendre la situation.

En Albanie, nous apportons notre soutien à la première enquête STEPS menée dans le pays pour mieux comprendre le fardeau des MNT et leurs facteurs de risque. En Ukraine, l’achèvement de la collecte des données de STEPS, en septembre, a constitué une performance remarquable. 

En Bosnie-Herzégovine, des études sur les cancers les plus courants, menées avec le soutien de l’OMS et de l’UNFPA, permettent d’obtenir des bases factuelles qui orienteront les mesures de prévention et de dépistage précoce du cancer.

Le dernier cycle de notre Initiative pour la surveillance de l’obésité de l’enfant a permis de rassembler 37 pays et de recueillir les mensurations de près de 470 000 élèves du primaire. 

Le nouveau rapport sur les tendances en matière de MNT montre que chez les personnes âgées de moins de 74 ans, 1,8 million de décès dus à ces maladies pourraient être évités dans notre Région grâce à la prévention ou à un traitement.

Deuxièmement, je passe à l’élaboration de politiques. 

Les restrictions imposées par la Norvège concernant la publicité pour des aliments peu sains ciblant les enfants montrent comment les recommandations de l’OMS peuvent être transposées dans la législation nationale. Merci d’avoir accueilli cette année la réunion du réseau européen de l’OMS. 

En Croatie, nous apportons notre aide pour une évaluation du cadre juridique afin d’inspirer les politiques de lutte contre l’alcoolisme. 

Nous avons également épaulé la Serbie pour élaborer la première loi subsidiaire instaurant des mises en garde sanitaires en images sur les produits du tabac. 

En Slovaquie, l’OMS s’est jointe aux acteurs concernés pour réexaminer le modèle de gouvernance en matière de prévention et de promotion de la santé.

Au Kirghizistan, l’OMS a aidé le ministère de la Santé à élaborer la nouvelle vision stratégique en matière de MNT, en s’appuyant sur l’expertise de notre centre collaborateur situé au Centre national de recherche médicale de Moscou (Fédération de Russie). 

Passons maintenant à la mise en œuvre des politiques. Notre soutien à l’élimination des acides gras trans en Türkiye et en Géorgie ne s’arrête pas au stade de l’adoption de la loi. Nous mettons en place les capacités de laboratoire nécessaires pour mesurer la teneur en acides gras trans des aliments.

En République de Moldova, nous menons des projets pilotes visant à bannir la nicotine et le tabac des écoles, notamment en renforçant les capacités du personnel scolaire, car les établissements scolaires constituent un cadre idéal pour la promotion de la santé.

Merci à la Suisse d’avoir mené à bien son mandat à la présidence du Réseau européen d’action contre le sel.

J’en viens maintenant au quatrième volet, le suivi et l’évaluation, qui aident les pouvoirs publics à améliorer leurs politiques. En Lettonie, l’OMS a soutenu une étude visant à évaluer les nouvelles mesures de restriction de l’accès à l’alcool, qui a mis en évidence une baisse significative du nombre de décès imputables à l’alcool au cours des 5 premiers mois suivant l’entrée en vigueur de ces mesures. 

Et en Fédération de Russie, nous avons constaté une baisse de la consommation d’alcool grâce à une série de mesures visant à restreindre l’accès à l’alcool, et à la formation du personnel des SSP au dépistage et aux interventions brèves, avec le soutien de l’OMS. 

Notre rapport sur les 20 années de mise en œuvre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac au sein de l’Union européenne a mis en évidence les progrès réalisés, mais aussi certaines lacunes, notamment en rapport avec les produits du tabac et de la nicotine nouveaux ou émergents. Chers délégués, saisissons toutes les occasions qui se présentent pour protéger nos enfants contre ces produits.

En Grèce, nous avons lancé la plateforme numérique « Quality-for-All », visant à améliorer la qualité des soins pour tous. Celle-ci regroupe des indicateurs issus de tout le secteur de la santé et les transforme en informations exploitables. La Grèce soutient l’OMS pour améliorer la qualité des soins et la sécurité des patients dans toute la Région, par l’intermédiaire d’un bureau consacré à cette tâche, situé à Athènes.

À l’heure où nous commençons à élaborer une nouvelle stratégie axée sur la prévention des MNT et la promotion de la santé, la collaboration avec des partenaires de confiance est plus importante que jamais. 

Notre tout dernier centre collaborateur de l’OMS, en Slovénie, consacré à la participation des jeunes à la gouvernance en matière de santé, vise à institutionnaliser une implication utile des jeunes.

Par ailleurs, en collaboration avec l’Université de Copenhague (Danemark) et la Société européenne de cardiologie, nous avons lancé une initiative visant à améliorer la santé cardiovasculaire des femmes.

En ce qui concerne l’avenir, le Sommet de l’OMS/Europe pour l’innovation en santé publique sera organisé à Szeged par notre nouveau centre collaborateur de l’OMS en Hongrie, du 14 au 16 avril 2027. 

Ces exemples montrent comment nous concrétisons deux des priorités du 2e PTE : promouvoir les actions en faveur de la santé face au changement climatique, et lutter contre les MNT et créer les conditions favorables à la santé. 

Je cède maintenant la parole à Natasha, qui va commencer par présenter notre travail sur la santé mentale.

« Vivre et vieillir en bonne santé physique et mentale », Dr Natasha Azzopardi-Muscat, directrice, Systèmes de santé

Je tiens à remercier l’Irlande et Chypre d’avoir accordé à la santé mentale une place centrale lors de leurs présidences de l’UE. Les données probantes nous montrent clairement que plus de 2 jeunes adultes sur 3 ont vécu au moins une expérience négative durant leur enfance, qui a eu des répercussions sur leur parcours scolaire et professionnel. Beaucoup continuent d’avoir besoin de services et d’un accompagnement en matière de santé mentale. 

Et nous saluons les efforts déployés par la Türkiye pour favoriser l’inclusion des migrants comme de la population générale sur le plan de la santé mentale. 

La santé mentale et le bien-être ne sont plus seulement une question de santé. Il s’agit désormais d’une problématique à prendre en compte dans toutes les politiques des pouvoirs publics, particulièrement en raison de l’impact profond et complexe du monde numérique.

Je voudrais féliciter ici Monaco, la Pologne, la République de Moldova et la Suède pour le rôle moteur que vous jouez dans la lutte contre ce problème qui évolue rapidement. Au cours de l’année écoulée, nous avons réuni les États membres et leur avons présenté des bases factuelles actualisées pour inspirer une législation et des politiques. Agir ensemble permet de protéger la santé et de renforcer la confiance dans la science.

Passons maintenant de la santé mentale à notre priorité du PTE concernant « Vieillir, c’est vivre ».

Mes remerciements vont à l’Albanie, à l’Irlande, à l’Ouzbékistan et à la Tchéquie ainsi qu’à l’UNICEF, à l’UNFPA et à l’UNESCO, pour leur participation à notre Comité directeur d’« Un départ en bonne santé pour une vie en bonne santé », bon exemple de concrétisation de l’initiative ONU80. 

Nous avons eu l’honneur de coorganiser le Sommet mondial sur l’investissement dans le bien-être des enfants, au cours duquel la Première Dame de l’Ouzbékistan a été récompensée pour son action en faveur de la santé infantile et de la lutte contre le cancer de l’enfant.

Merci à la République de Moldova et à la Suède pour nous avoir fait part de votre expérience concernant les centres de santé pour les jeunes, notamment dans le domaine des soins de santé sexuelle et reproductive. Je remercie également les Pays-Bas (Royaume des) : grâce à votre soutien, nous menons des actions en faveur de la santé des femmes et de la santé sexuelle et reproductive. 

Passons des enfants et adolescents aux centenaires. 

Avec près de 25 000 centenaires, l’Italie est l’écrin idéal où placer notre portefeuille du vieillissement en bonne santé, à Venise. Je remercie les dirigeants et les parlementaires italiens d’avoir invité l’OMS au Sénat, à Rome, pour un débat sur le vieillissement en bonne santé. Nous avons également présenté nos travaux sur l’économie du bien-être, entamés à Venise, grâce au soutien de la Finlande, du Royaume-Uni (Pays de Galles), de la Norvège et de la Slovénie. 

Nous voudrions aussi saluer la contribution et le rôle moteur du centre collaborateur de l’OMS pour la promotion de la gériatrie et des soins aux personnes âgées, rattaché au Centre clinique et de recherche russe de gérontologie, notamment pour son rôle de coorganisateur du Forum sur les technologies de la longévité.

Donner forme aux systèmes de santé du futur

Comme l’espérance de vie augmente plus rapidement que l’espérance de vie en bonne santé, comment nos systèmes de santé et de soins de longue durée vont-ils s’adapter à cette situation ?

J’en viens à notre priorité du 2e PTE relative aux systèmes de santé du futur. C’est précisément la question centrale de notre « Dialogue politique des États baltes » consacré aux soins de longue durée, qui est dans sa 20e année et dont la Lituanie a assuré l’accueil. Je tiens à féliciter l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie pour votre engagement en faveur des dialogues sur les politiques à mener.

Et je voudrais manifester ma gratitude pour notre étroite collaboration avec l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé, actuellement présidé par l’Autriche. 

Le fil conducteur de toutes les discussions sur la pérennité des systèmes de santé et d’aide à la personne est sans aucun doute le personnel soignant, les personnes qui dispensent les soins. 

Ce constat a trouvé écho lors de notre réunion de l’Initiative des petits États, que la Lettonie a eu l’amabilité d’accueillir et qui a rassemblé tous les pays membres de cette initiative comptant moins de 2 millions d’habitants. Cette année encore, l’accent a été mis sur les personnels de santé. 

Les professionnels de santé sont des piliers indispensables, en particulier dans les petits pays, où la moindre variation peut avoir un impact immédiat et disproportionné sur l’accès aux soins.

Au-delà des petits États, la pénurie de personnel infirmier et d’aides-soignants se fait cruellement sentir. Dans le cadre de notre projet « Nursing Action », mené en partenariat avec la DG SANTE, nous avons élaboré une note d’orientation sur la dotation en personnel infirmier requise pour garantir la sécurité, réalisé une analyse du marché de la formation et conçu une boîte à outils dédiée au mentorat en soins infirmiers. 

Notre analyse régionale de l’écart salarial entre hommes et femmes montre que ces dernières gagnent en moyenne jusqu’à 28 % de moins par mois que les hommes, bien qu’elles représentent 77 % du personnel. 

Souvent, les pénuries concernent spécifiquement les zones rurales et certains profils de compétences, comme ceux liés aux soins de santé primaires. 

Nous aidons plusieurs pays à réaliser des analyses du marché du travail dans le secteur de la santé afin de mieux cerner où se situent les pénuries de main-d’œuvre et de voir quelles en sont les causes, comment les besoins de la population évoluent et comment le marché du travail doit s’adapter. 

Je félicite le Kirghizistan pour avoir mené une analyse du marché du travail dans le secteur de la santé, avec un dialogue franc et ouvert entre les intervenants. 

Les travaux menés dans le cadre de notre projet « Health Resilience in the Eastern Partnership » [Résilience sanitaire dans le Partenariat oriental], financé par l’UE, permettent à l’Arménie, à l’Azerbaïdjan, à la Géorgie, à la République de Moldova et à l’Ukraine d’assurer aux personnels de santé un meilleur soutien en matière de santé mentale et une meilleure formation, ainsi que d’améliorer la réglementation et la planification les concernant. 

Nous saluons les efforts déployés par les ONG locales et le ministère israélien de la Santé pour soutenir les professionnels de santé dispensant des soins de santé mentale dans le cadre d’une approche trauma-informée. 

Il ne fait aucun doute qu’une optimisation de l’utilisation des technologies numériques et de l’IA contribuera également à corriger les problèmes liés à la main-d’œuvre. 

Nous avons collaboré avec le Turkménistan pour l’élaboration de sa première stratégie en matière de santé numérique, avec le Bélarus pour la mise en place d’un atlas électronique des patients, et avec la Roumanie pour la numérisation de pas moins de 200 hôpitaux. 

Mais l’IA et la technologie, à elles seules, sans la littératie et la confiance des personnes qui reçoivent et dispensent les soins, ne suffiront pas à transformer nos systèmes de santé. 

Ce fut là le message clé de notre événement consacré à l’IA qui s’est tenu à Malte en novembre dernier sur la base de notre rapport régional, message qui a été réitéré lors de notre événement de Bruxelles, auquel certains d’entre vous ont assisté, ainsi qu’à la conférence mondiale organisée par le Portugal en juillet, qui portait sur les investissements d’un bon rapport coût-efficacité. 

Rejoignez-nous pour poursuivre ces échanges en Irlande en février prochain, à l’occasion du salon Global Health Expo. Nous réunirons trois axes de travail – les travaux consacrés à l’IA, les technologies d’assistance et les professionnels de santé – afin de montrer comment transformer nos systèmes de santé et d’aide à la personne, tout en garantissant une couverture sanitaire universelle efficace dans un monde en mutation rapide.

Au cours de l’année écoulée, nous avons développé d’importantes capacités d’expertise en matière de financement de la santé par l’intermédiaire de notre bureau de Barcelone, en Espagne. Des programmes qui ne se déroulent pas uniquement à Barcelone, mais ont également été organisés en Asie centrale, en Ukraine et en Arménie. Nous pouvons désormais exploiter notre plateforme UHC Watch, qui regorge de données. 

Lors de ces échanges et de ces événements organisés pour le renforcement des capacités, nous pouvons constater le contexte de fortes contraintes budgétaires dans lequel travaillent les pays. La Plateforme d’accès aux médicaments innovants rassemble des bailleurs de fonds, des associations de patients et des acteurs du secteur privé afin de poursuivre la réflexion sur les moyens d’améliorer l’accès aux traitements coûteux tout en utilisant au mieux des ressources limitées. Je vous invite à consulter notre document d’orientation consensuel sur les bons principes qui doivent régir les accords de mise sur le marché contrôlée.

Pour conclure, mon sentiment est que la devise qui caractérise notre travail au sein de la division Systèmes de santé a été « œuvrer avec les pays à la mise en place des systèmes de santé du futur sans laisser personne de côté ». 

« Initiative spéciale : renforcer la réaction du système de santé face à la violence à l’encontre des femmes et des filles », Dr Corinne Capuano, responsable du Bureau régional, Bureau régional de l’OMS pour l’Europe

Le message est clair et mérite d’être répété : près d’une femme ou fille sur 3 dans notre Région subira des violences physiques et/ou sexuelles au cours de sa vie. Les systèmes de santé ont la responsabilité et les moyens de contribuer à changer cette triste réalité. 

L’Initiative spéciale du directeur régional visant à renforcer la réponse des systèmes de santé à la violence envers les femmes et les filles prend de l’ampleur. 

En novembre dernier, le rapport intitulé Care, courage, change lancé avec le ministère espagnol de la Santé, a réaffirmé le rôle essentiel des systèmes de santé pour garantir aux survivantes des soins de qualité, centrés sur leurs besoins. Cet évènement a également mobilisé une coalition de huit pays : l’Albanie, l’Espagne, la France, l’Islande, l’Italie, le Kazakhstan, la Slovénie, et le Tadjikistan. Merci pour votre engagement.

Les orientations de l’OMS sont désormais intégrées aux formations, aux réglementations et à la prestation des services à travers notre Région.

Plusieurs pays harmonisent leurs cadres juridiques et leurs procédures pour améliorer la réponse à ces violences.

Cette action se concrétise de trois façons.

Premièrement, par une meilleure coopération entre les secteurs. La République de Moldova et l’Ukraine renforcent leurs cadres législatifs et leurs politiques publiques afin de lever les obstacles à l’accès aux services essentiels.

Deuxièmement, par des services plus accessibles et mieux adaptés. Les échanges entre la Lettonie et la Belgique soutiennent la création de centres de prise en charge des victimes de violences sexuelles en Lettonie. La coopération entre pays contribue également à mieux préparer les systèmes de santé en Pologne, à lutter contre les violences envers les femmes et les filles facilitées par les technologies numériques en Albanie, et à renforcer la surveillance en Macédoine du Nord.

Troisièmement, par un personnel de santé mieux préparé. Les recommandations de l’OMS sont intégrées à la formation des professionnels de santé au Monténégro, en Pologne, en République de Moldova, en Roumanie et en Ukraine.

En Türkiye, les équipes médicales d’urgence ont reçu une formation spécialisée sur la prise en charge clinique des victimes de viol et de violences commises par un partenaire intime. 

Merci à nos partenaires professionnels pour leur engagement dans ce travail.

Pour amplifier ces efforts, nous lancerons d’ici à la fin de l’année, une boîte à outils en ligne, destinée aux décideurs, aux responsables des services et aux professionnels de santé. Elle aidera à fournir aux survivantes des soins adaptés, avec davantage de compétences et de confiance.

Initiative spéciale : Des soins de santé primaires pour l’avenir : une plateforme transversale pour la transformation de la santé

J’en viens maintenant à notre deuxième initiative spéciale, consacrée aux soins de santé primaires.

Les soins de santé primaires relient les cinq priorités du 2e PTE. Ils sont le socle qui transforme notre ambition commune en de meilleurs résultats de santé.

Et cette ambition devient réalité.

Au cours de l’année écoulée, 20 missions dans les pays et trois échanges ont aidé les gouvernements à renforcer leurs politiques et à transformer la prestation des services.

En Ouzbékistan, nous travaillons avec le gouvernement à renforcer le rôle du personnel infirmier et l’autonomie de la médecine de famille pour réduire les consultations spécialisées et les hospitalisations évitables, améliorer l’équité et mieux utiliser les fonds publics.

Au Portugal, nous avons accompagné une transformation majeure vers des soins intégrés, réunissant hôpitaux et soins de santé primaires au sein de 39 unités locales de santé.

Ces exemples le montrent : il n’existe pas de modèle unique. Notre rôle est de mobiliser les données probantes et l’expertise des pays pour soutenir des solutions adaptées aux besoins nationaux.

Nous renforçons aussi notre expertise grâce à de nouveaux centres collaborateurs de l’OMS en Slovénie et en Suède, spécialisés en médecine de famille et en soins de santé primaires en milieu rural.

Nos 12 projets interprogrammes comprennent un tableau de bord régional de la performance des soins de santé primaires et le renforcement des interventions contre les maladies non transmissibles, la santé mentale, la tuberculose et le VIH.

Une conférence en ligne sur les services de santé mentale dans les soins de santé primaires a réuni plus de 500 participants de 100 pays, tandis qu’un nouveau cours en ligne de médecine de famille, élaboré avec notre centre collaborateur en Slovénie, renforce les compétences dans les Balkans occidentaux.

Cette initiative transforme aussi nos propres méthodes de travail.

Conçue conjointement par nos divisions, programmes et bureaux de pays, elle comprend des formations internes pour décloisonner les activités et mobiliser toute l’expertise de l’OMS au service des pays.

Excellences,

En 2028, nous célébrerons le 50e anniversaire de la Déclaration d’Alma-Ata, née dans notre Région.

Renouvelons cette promesse et façonnons les soins de santé primaires pour les générations futures.

J’invite chaleureusement les chefs de délégation à participer au dialogue sur Alma-Ata+50 lors de notre séance d’information technique de haut niveau et a découvrir l’exposition qui l’accompagne.

Excellences,

Aucune de ces avancées n’est possible isolément. Les partenariats sont essentiels à la mise en œuvre du 2e PTE et à la promotion de la santé par la diplomatie.

De nombreuses décisions qui influent sur la santé sont prises en dehors du secteur sanitaire, dans des sphères politiques, économiques, sécuritaires et parlementaires. Veillons à ce que les données probantes et l’expertise de l’OMS éclairent ces décisions.

J’invite maintenant Oxana Domenti, représentante de l’OMS auprès de l’Union européenne, à prendre la parole.

« Promouvoir la santé grâce aux partenariats et à la diplomatie », Dr Oxana Domenti, représentante de l’OMS auprès de l’Union européenne

Merci beaucoup, Corinne. 

Nous renforçons notre partenariat avec l’UE et ses institutions : la Commission européenne et les agences de l’UE ; le Conseil et ses présidences tournantes ; et le Parlement européen. 

Vous avez entendu aujourd’hui comment cette coopération contribue à l’apport d’un soutien concret et technique aux pays, surtout dans le cadre du programme « L’UE pour la santé » (EU4Health) et des instruments de l’initiative « Europe dans le monde ». Et ces relations contribuent également à l’intégration des bases factuelles et de l’expertise de l’OMS dans les grands débats sur les stratégies, au maintien de la santé au centre des priorités européennes et à la diffusion des bonnes pratiques de l’UE à l’échelle mondiale.

Nous avons mobilisé l’expertise de toute l’OMS afin de contribuer, entre autres, au « Plan pour un cœur en bonne santé », à l’Initiative mondiale pour la résilience sanitaire et à la Stratégie pour l’égalité entre les genres de l’UE, ainsi qu’à la prochaine révision du cadre de l’UE en matière de lutte contre le tabagisme. 

Notre bureau de Bruxelles est au service de l’ensemble de l’Organisation et assure un lien bidirectionnel entre l’expertise de l’OMS et les processus décisionnels européens. Par ailleurs, l’OMS/Europe participe régulièrement aux réunions des ministres de la Santé de l’UE et aux travaux du Comité de sécurité sanitaire de l’UE.

Nous présentons les données factuelles en matière de santé dans les sphères politiques, trouvons des points d’accord et formons des coalitions autour de priorités communes pour la santé. Nous cherchons à harmoniser nos priorités et à éviter une répétition des tâches. Dans ce contexte, nous venons de prolonger notre coopération avec l’ECDC. 

Nous tenons à remercier tout particulièrement les commissaires Várhelyi et Lahbib, ainsi que la directrice générale, Mme Gallina et son équipe, pour leur soutien sans faille à l’OMS et à la santé mondiale.

Notre programme de diplomatie sanitaire « AHEAD » s’est étendu cette année à Achgabat, marquant ainsi l’Année de la santé de la CEI et réunissant les ministères des Affaires étrangères et de la Santé de dix pays pour une première formation bilingue (russe-anglais). Je remercie le Président et le gouvernement du Turkménistan pour leur soutien et leur généreuse hospitalité. En outre, à la demande de la Roumanie et de la Bulgarie, ainsi que du Réseau-santé de l’Europe du Sud-Est, nous renforçons les capacités en matière de diplomatie de la santé aux niveaux national et sous-régional.

Les parlementaires jouent un rôle toujours plus important en tant que partenaires, puisqu’ils traduisent les engagements pris pour la santé en mesures législatives, en financements et en obligations de rendre compte. Nous avons renforcé notre collaboration avec le Parlement européen, l’Assemblée interparlementaire de la CEI, l’Union interparlementaire, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, ainsi qu’avec les parlements nationaux d’Arménie, d’Italie, de Lettonie, de Tchéquie et de plusieurs autres pays.

Les bases factuelles de l’OMS influencent de plus en plus les débats parlementaires et les processus législatifs. Ainsi, elles sont mises à la disposition de ceux dont les décisions ont une incidence sur la santé de la population.

Merci. Et je vous rends la parole, Corinne.

« Des priorités communes et une mise en œuvre conjointe », Dr Corinne Capuano, responsable du Bureau régional, Bureau régional de l’OMS pour l’Europe

Merci, Oxana.

Nous approfondissons également le dialogue avec les organisations régionales et sous-régionales.

Excellences, chers collègues,

Permettez-moi de conclure par un message simple.

La transformation de nos méthodes de travail, la confiance, la rigueur scientifique et la collaboration sont les piliers d’une même évolution, illustrée par les exemples présentés aujourd’hui.

L’OMS/Europe s’engage dans des priorités communes, une expertise partagée et une action mieux coordonnée. Nous changeons notre façon de travailler au sein de l’Organisation, comme avec vous.

Notre ambition est claire : mobiliser toute la force de l’OMS au service des priorités du 2e PTE et être, pour chaque pays, un partenaire fiable et de confiance pour améliorer la santé des populations.

Je vous remercie.